Albums – La série David de David Shannon

Non, David!David va à l'écoleles-petits-malheurs-de-davidC'est Noël David!

SHANNON, David. Les Éditions Scholastic.

Genre : Album jeunesse
Clientèle suggérée : préscolaire, première année du premier cycle

Note de l’auteur

Il y a quelques années, ma mère m’a envoyé un livre que j’avais fait quand j’étais enfant. Il était illustré de dessins de David en train de faire ce qu’il n’était pas cessé faire et avait pour texte les mots « non » et « David », les seuls que je pouvais épeler. J’ai pensé que ce serait amusant d’en faire une nouvelle version pour célébrer toutes les façons de dire « non » que trouvent les mamans. Je l’ai intitulé Non, David ! comme l’original.

Dans le livre suivant, David va à l’école, David se rend compte que son enseignante a sa façon bien à elle de dire « non ».

C’est maintenant au tour de David de prendre la parole et il semble bien que « non » fait aussi partie de son vocabulaire. Bien entendu, quand sa maman lui dit « non », c’est qu’elle s’inquiète pour lui et veut qu’il soit plus tard un adulte responsable. Dans le fond, elle lui dit « je t’aime ». Mais quand David dit « non », cela se traduit habituellement pas « je ne veux pas avoir d’ennuis ! »

Appréciation

Cette série présente des illustrations très évocatrices de la vie des enfants. Elles montrent les émotions des personnages, des situations près du vécu des enfants et contiennent à elles seules la narration de l’histoire.

David, le personnage principal, est un jeune garçon maladroit et naïf dans lequel les enfants se reconnaitront facilement.

Pistes d’exploitation

Tous les titres de cette série, pourraient servir à travailler l’empathie chez les élèves. Par exemple, à la suite de la lecture d’un album, demander aux élèves :

  • Comment pensez-vous que David se sent dans telle situation ? À la fin de l’histoire ?
  • Pourquoi s’est-il senti ainsi ?
  • Comment auriez-vous agi dans telle situation ? Pourquoi ?
  • Auriez-vous accepté vos torts ?

Pour développer l’empathie chez les élèves, il faut leur permettre d’accéder aux sentiments des autres et encourager l’ouverture et non la critique. Il est aussi important de développer leur propre estime de soi : ils doivent apprendre à accepter leurs erreurs, à ne pas se juger trop sévèrement et à en parler avec un adulte.

Pour consolider la force du groupe, l’enseignant peut aussi utiliser ces lectures pour illustrer des problèmes vécus en classe et trouver des solutions communes, un peu comme une allégorie.

La discussion peut aussi tourner autour de David et ses actions. Par exemple :

  • Pourquoi pensez-vous que David fait ce choix ?
  • Pensez-vous qu’il s’agit d’un bon choix ?
  • Qu’aurait-il pu faire à la place ?
  • Vous est-il déjà arrivé de poser des gestes de façon impulsive, comme David ? Cela vous a-t-il été profitable ?

L’impulsivité est présente chez tous les enfants et les adultes. C’est l’autocontrôle qui déterminera les actions. Pour aider cet autocontrôle, le discours interne est déterminant. Il est important de faire comprendre aux enfants que cette petite voix dans leur tête leur permet de prendre un temps de réflexion avant d’agir.

  • Comment peut-on aider David à exercer sa petite voix ?
  • Qu’aurait-il dû entendre avant telle situation ?
  • Pour telle situation de classe, que devrions-nous entendre dans notre tête ?

À la suite de cette discussion, les enfants pourraient créer des tableaux d’ancrage qui illustrent ces messages qu’ils devraient entendre dans leur tête lors de différents moments de la journée.

– Christine Hébert, psychoéducatrice

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *