Roman ado – Feu

senecal

 

 

 

SÉNÉCHAL, Jean-François. Feu. Montréal: Leméac, 2014. 236 pages. 

Genre : science-fiction (dystopie)

Clientèle suggérée : deuxième cycle du secondaire

Résumé 

Ian vit dans une cité du futur qui est régentée par « Le Sénateur », un dictateur qui contrôle le destin des habitants de la ville. Tous les citoyens qui n’adhèrent pas à la vision totalitaire du tyran sont rejetés et doivent vivre dans un monde sous-terrain inhospitalier où règne la loi du plus fort. Ce monde de proscrits est lui-même gouverné par l’Homme-Rat, un fanatique qui rêve de purifier toute la Cité par le feu. C’est en formant des alliances avec d’autres êtres persécutés qu’Ian pourra imaginer des jours meilleurs dans un environnement plus sain.

Appréciation 

Ce roman dystopique met en place une atmosphère glauque et étouffante. Les courts chapitres et la rapidité avec laquelle se déroulent les nombreuses confrontations   qui mettent la vie des personnages en danger font que le récit nous tient à bout de souffle du début à la fin. L’auteur a créé des personnages attachants même si l’aspect psychologique de chacun d’eux n’est pas particulièrement développé. Les bons sont très bons et les méchants sont très méchants… L’intérêt du roman consiste surtout en la réflexion qu’il suscite sur le pouvoir, la politique et l’organisation sociétale en général.

Ce roman pourra être exploité en classe grâce aux liens qu’il est possible de faire avec le programme en Histoire et éducation à la citoyenneté ainsi qu’avec plusieurs autres oeuvres littéraires. Dans le roman de Sénéchal, les laissés-pour-contre se font appeler les rats. Il serait fort intéressant de faire un parallèle avec la bande dessinée Maus,  l’œuvre d’Art Spiegelman où le peuple juif est comparé à des souris traquées lors de la Seconde Guerre. Enfin, il serait aussi pertinent d’utiliser le roman Feu afin d’établir des liens entre un récit imaginaire et ce que vivent les civils dans tous les pays où sévit la guerre.

Cette histoire qui nous emporte comme un immense ressac pourra être étudiée par les élèves du premier cycle du secondaire en lien avec le thème des catastrophes naturelles dans le programme d’univers social. La lecture du texte devrait être accompagnée par un enseignant de français pour permettre aux élèves de bien saisir la poésie et la profondeur du texte et leur donner un espace pour exprimer leurs propres connaissances du deuil.

– Sophie Morissette, bibliothécaire, CSSH

 

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