Roman ado – Nous sommes tous faits de molécules

Nous sommes tous faits de molécules

Nielsen, Susin. 2016. Nous sommes tous faits de molécules. Les éditions de la courte échelle.

Genre : roman
Clientèle suggérée : tous les cycles du secondaire

Résumé de l’éditeur

Deux adolescents que tout oppose se voient forcés de vivre sous le même toit dans une famille recomposée. Leur cohabitation ne se fait pas sans heurts, d’autant plus que chacun d’eux a vécu un drame au cours de la dernière année. Le surdoué Stewart, 13 ans, a perdu sa mère, alors que la très populaire Ashley, 14 ans, peine à accepter l’homosexualité de son père. Dans ce roman à deux voix, Susin Nielsen réussit encore une fois à aborder des sujets graves avec beaucoup d’humour, d’intelligence et de tendresse.

Appréciation 

Nous sommes tous faits de molécules est un roman canadien qui est paru en premier lieu en France sous le titre On est tous faits de molécules. En 2016, une autre traduction a été publiée au Québec, qui est plus adaptée pour les jeunes Québécois. On y fréquente donc l’école secondaire plutôt que le lycée et on parle de chum et de blonde.

L’histoire saura plaire autant aux filles qu’aux garçons, de tout âge au secondaire. Deux jeunes totalement opposés, l’autiste surdoué et la fille superficielle, devront habiter ensemble lorsque leurs parents tombent amoureux. Évidemment, ce sera tout un choc pour les deux et leurs confrontations procurent un vrai plaisir de lecture.

Les chapitres alternent entre les deux personnages principaux. On voit donc leurs préoccupations et leur point de vue sur différents événements. Le ton est somme toute assez léger, et on y retrouve plusieurs scènes franchement cocasses. Ce roman aborde plusieurs thèmes, de manière très posée et intelligente, comme la famille recomposée, la popularité, l’intimidation, la différence, l’homosexualité et l’amitié.

J’ai beaucoup aimé les personnages de Stewart et d’Ashley. Stewart, autiste, n’a pas vraiment de filtre et cela occasionne des scènes savoureuses, notamment lorsqu’il discute d’homosexualité avec le père d’Ashley. Cette dernière est la typique fille populaire du film américain. Elle ne pense qu’à elle, est constamment en rogne et est ultra superficielle. Malgré tout, on s’attache à elle et son personnage évolue de belle façon.

Ce roman était finaliste du Prix du gouverneur général du Canada en 2015, et a été classé parmi les 100 meilleurs livres de l’année 2015 par le Globe and Mail.

– Mélina Doyon, bibliothécaire au secondaire, CSSH

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