Roman – La déesse des mouches à feu

déesse des mouches à feu

Pettersen, Geneviève. 2014. La déesse des mouches à feu. Le Quartanier.

Genre : roman
Clientèle suggérée : 2ième cycle du secondaire

Résumé de l’éditeur

La déesse des mouches à feu, c’est Catherine, quatorze ans, l’adolescence allée chez le diable. C’est l’année noire de toutes les premières fois. C’est 1996 à Chicoutimi-Nord, le punk rock, le fantôme de Kurt Cobain et les cheveux de Mia Wallace. Des petites crisses qui trippent sur Christiane F. et des gars beaux comme dans les films en noir et blanc. Le flânage au terminus et les batailles de skateux contre pouilleux en arrière du centre d’achats. L’hiver au campe dans le fin fond du bois, les plombs aux couteaux, le PCP vert et les baises floues au milieu des sacs de couchage. C’est aussi les parents à bout de souffle et les amants qui se font la guerre. Un jeep qui s’écrase dans un chêne centenaire, les eaux du déluge qui emportent la moitié d’une ville et des oiseaux perdus qu’on essaie de tuer en criant.

Appréciation

J’ai lu ce premier roman de Geneviève Pettersen en une seule soirée. J’ai aimé la façon dont Catherine, l’héroïne du roman, vit et raconte ses premières expériences d’adolescente. Cette jeune fille de 14 ans décrit le moment présent sans recul sur ce qui lui arrive. Ses questionnements, ses hésitations, bref son monde intérieur, ne sont pratiquement pas mentionnés dans le roman. Il m’a semblé que ces éléments sont caractéristiques de l’adolescence. Catherine vit des émotions fortes et des expériences intenses, sans toutefois intégrer, réfléchir ou comprendre tout-à-fait ce qui se passe. D’un côté, on pourrait penser que le personnage principal manque de profondeur. Nous ne savons presque rien sur son passé. Peu d’indices nous laissent deviner ce qu’elle ressent. D’un autre côté, c’est ce qui fait la force du livre. Le lecteur plonge dans l’action. Le nez collé sur l’enchainement des événements de l’histoire.

Ce que j’ai beaucoup aimé dans La déesse des mouches à feu, c’est la plume de Geneviève Pettersen. Elle a trouvé un ton qui colle au personnage et qui nous emporte du début à la fin. Le style extrêmement travaillé imite le langage parlé et rend la lecture facile. Ce roman a l’avantage d’initier les adolescents à une écriture soignée et littéraire, tout en étant très accessible. De plus, il va sans dire que les thèmes abordés devraient intéresser les jeunes.

À partir de ce roman, il pourrait être intéressant de faire réfléchir les élèves sur les rapports qu’ils entretiennent avec les personnages de romans ou les acteurs de films ou de séries télévisées. Catherine, l’héroïne de La déesse des mouches à feu, est fascinée par Christiane F., personnage principal du roman Moi Christiane F. 15 ans droguée prostituée. 

– Julie Hermann, bibliothécaire au secondaire, CSSH

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